Futur, pouvoir d'achat, politiques, société de consommation, nucléaire , Il était une fois L'HOMME nous avait prévenus

Publié le par Noum

J'ai rédigé cet article en 2012...2012!!! on est en 2017, si je devais le refaire je n'en changerais pas une seule ligne. Tout s'est aggravé et /ou vérifié. :(

Quand j’étais petite et que je tentais d’imaginer le futur, il Y’avait plusieurs thèmes  qui se détachaient.

Le premier concernait LA MORT, ou plus exactement mes parents (qui étaient alors le centre de mon univers) et leur durée de vie. Comme j’étais petite, je pensais qu’il était tout bonnement im-po-ssible de vivre jusqu’à 100 ans, voire au-delà. Du coup j’en avais déduit, car j’ai un esprit de déduction puissant et fort depuis très longtemps, que tout le monde mourrait à 99 ans pile.enfant pleure Je passais donc un nombre considérable de nuits à compter les jours qui restaient à vivre à mes  parents en pleurant jusqu’à ce qu’enfin, je tombe de sommeil.

Bizarrement, aujourd’hui, alors que j’ai conscience que très peu d’entre nous atteindront cet âge vénérable, cette idée ne m’empêche plus de dormir, en tout cas pas souvent. Vive l’âge adulte qui nous permet de nous habituer à l’idée de la mort tout en nous maintenant dans l’illusion que c’est quand même plutôt pour les autres.

 

Autre thème marquant de mes tendres années LE NUCLEAIRE.

J’ai toujours eu peur du nucléaire. J’ai toujours pensé que l’Homme n’étant qu’un abruti imbu de lui-même, égoïste et avide, capable surtout du pire ; nous finirions par faire péter la planète comme les cons que nous sommes (c’est structurel chez nous). Probablement au cours d’une guerre absurde articulée autour de trucs débiles comme : la géopolitique, les ressources limitées de la terre pour lesquelles la poignée la plus mauvaise d’entre nous finirais par asservir la poignée la plus manipulable d’entre nous (oui j’étais déjà d’un naturel optimiste). En plus comme je pensais, comme tout le monde que ça arriverait en l’an 2000 (date officielle de la fin, du monde à l’époque)…ben là aussi je comptais le temps qui nous restait à vivre (j’aimais bien ça compter).

 

Dans il était une fois la Terre (une des nombreuses déclinaisons de « il était une fois  l’Homme », série hautement pédagogique du temps des dinosaures), le générique se termine par l’image du gentil qui s’empresse de rallier sa fusée poursuivi par des hordes, juste avant que la terre ne disparaisse dans un champignon atomique, le tout sur une interprétation à l’orgue de la  Toccata et Fugue en ré mineur de Jean- Sébastien Bach. J’aime autant te dire mon pote que je voyais alors les choses exactement comme ça, hormis peut-être sur le fait que ce soit « les gentils » qui en réchappent.

 

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Aujourd’hui, la série est à nouveau diffusée sur Gulli. Mais la scène finale du générique a été coupée au montage.

Et oui ! Aujourd’hui il est de bon ton de considérer que finalement le nucléaire c’est chouette, ça craint pas du tout, tagada pouet pouet ! Fukushima c’est rien du tout ce n’est pas chez nous youpi! Et la marmotte elle met la tablette de chocolat dans le papier alu.

En plus depuis les années 70, période où fut créée la série, les préoccupations ont radicalement changées. On  « parle » beaucoup de l’environnement, de l’épuisement des ressources naturelles  et patati et patata, mais en définitive on s’en cogne. La seule véritable préoccupation que nous devions avoir étant : CONSOMMER.

 

Il n’y a qu’à voir nos hommes politiques se démener face à la crise  pour  relancer la quête du bonheur « Le POUVOIR D’ACHAT » qui lui-même relancera la CONSOMMATION qui à son tour relancera la CROISSANCE  qui continuera donc de nous relancer dans le MUR vu que quand même c’est un peu le serpent qui se mord la queue leurs conneries si on prend 5 minutes pour y réfléchir.

Mais bon, chut, moi je n’ai pas fait les hautes études de ces messieurs (et quelques dames mais pas trop quand même) alors je ne comprends pas tout et pleins de subtilités m’échappent. Du genre ils sont tous très occupés et n’ont pas 5 minutes à perdre avec ces conneries.

Pourtant je comprends très bien que tout est fait pour nous maintenir dans un système qui est en train de nous détruire. C’est quand même fou que dans tous leur sommets G8, G20, G mal au cul (huhuhu calembour Inside) pleins de mecs qui n’en ont fait pleins d’études intelligentes, et ben y’en pas un qui s’en rende compte.

 

 

Mais revenons à nos moutons. Quand j’étais petite, et que je n’étais pas négative et envahie par mes peurs d’enfant. Il m’arrivait aussi d’imaginer un futur où nous aurions su et pu tirer le meilleur de nous.

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Un futur où les voitures voleraient (oui je voulais voler c’était très important pour moi), où nous aurions tous des fringues style collants moulant à la StartTreck qui auraient eues toutes les vertus nécessaires à notre confort (chaudes quand il fait froid, fraiche quand il fait chaud etc..).

Nous aurions réglé le problème de la faim dans le monde grâce à des supers gélules qui seraient des repas complets et équilibré mettant au passage un bon coup de pied au cul de l’obésité morbide (pour les puristes la possibilité de faire un « vrai » repas resterait accessible à tous bien sûr).

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Ces gélules nous permettraient de créer des stocks suffisamment compacts de nourriture pour envisager des voyages lointains dans l’espace et nous établir sur d’autres planètes. La conquête spatiale serait l’un des pôles principaux du développement humain mondial Les pays existeraient toujours mais le monde se vivrait comme une seule entité tendue vers un unique but de progrès commun et partagé. On ne parlerait plus de développement économique, le concept d’économie ayant été peu à peu évincé au profit  de celui de BIEN DE L’HUMANITE.

 

 Tous les éléments nécessaires à notre survie (nourriture, logement, vêtements, sécurité, éducation) seraient devenus des droits constitutionnels. Le travail ne servant plus alors qu’à s’offrir du plus, du superficiel chacun pouvant « choisir » de travailler en fonction du niveau de vie qu’il souhaite avoir.

Il va s’en dire que les technologies nécessaires à un tel mode de vie seraient hautement pourvoyeuses d’emploi.

La protection de la planète ne serait plus un phénomène de mode  ou le souci d’un parti politique mais un mode de vie, une façon de penser, à la manière de certaines populations animistes.

D’ailleurs il n’y aurait plus de partis politiques car nous aurions enfin compris que cette manière que nous avons de vouloir imposer en alternance des façons de penser contradictoires est vaine stupide et parfaitement stérile. Chacun se bornant à détricoter ce qu’a fait le précédent, nous forçant à faire du surplace en croisant les doigts pour que les problèmes disparaissent d’eux-mêmes.

Bref je pourrais en faire des pages et des pages. Quand j’étais petite, je voulais croire que l’homme était un être fondamentalement bon et doué de raison. (hahahaha les enfants sont formidables) enfin les fois où il faisait beau.

Aujourd’hui, nous sommes en 2012. Je ne sais pas combien d’années il nous reste à vivre. Je ne compte plus. Mais de toutes mes visions du futur on est bien loin de celle où nous allons tous bien hein ?

Il n’y  a pas longtemps j’ai vu un reportage ou un homme concluait que nos parents seraient la première génération à voir mourir ses enfants avant elle, tant les facteurs de pollution présents dans l’air, l’eau, la nourriture que nous mangeons font croître de manière exponentielle le risque que nous avons de mourir du cancer.

Aujourd’hui je suis grande. Les voitures ne volent toujours pas, elles polluent. Aujourd’hui, les vêtements marquent le niveau social, l’appartenance à un groupe, il faut les consommer sinon le monde va s’effondrer. Grâce à l’obsolescence programmée, nous sommes condamner à consommer, consommer toujours, un bon citoyen doit CONSOMMER pour soutenir l’économie de son pays. Un bon mouton bêlant et broutant là où on lui dit de le faire. Le travail devenu un luxe et un moyen de pression sur les masses, permet de maintenir l’animal dans une crainte religieuse de le perdre le retour à l’esclavage est prévu et souhaité par les classes dirigeantes. Même celui qui a le pire travail, même pas assez payé pour en vivre préfère ça que la honte de ne pas en avoir du tout, c’est beau.

Aujourd’hui partout dans le monde ou presque il y’a la guerre, la famine, la pauvreté. Les peuples se regardent en chien de faïence se demandant qui tirera le premier.

Une poignée de mecs ont décidés de se partager le monde et de laisser des miettes, parce que ils n’ont rien d’autre à foutre ils ont du pouvoir, ils en usent, c’est humain sans doute. Et le plus marrant dans tout ça, c’est que c’est eux qui ont les moyens de se payer la fusée de la fin du générique d’  « il était une fois l’Homme ».

 

 

 

 

 

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Lala 22/12/2014 23:12

Ton témoignage me redonne un peu foi en l'humanité. Toutes ces réflexions je me les suis également posées. Il reste des personnes qui se rendent compte de la folie de l'Homme, qui sait peut-être qu'un jour un monde ressemblant à celui que tu as décrit existera? Pour cela, continuons à rêver comme des enfants tout en agissant comme des adultes.

Béatrice 04/10/2012 20:47


ah bne ça alors j'avai spas vu qu'on avait osé couper la fin de il était une fois l'homme, j'y crosi pas!


bon pour le reste, tu m'excuses, je cherche ce que jepourrais bien consommer mdr